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Il existe plusieurs façons d’aborder l’histoire d’une commune. On peut appréhender le sujet en se basant sur la chronologie, ou alors diviser la matière en grands thèmes. Une autre façon de travailler consiste à étudier les noms des rues. À leur manière, ceux-ci racontent la grande histoire de la ville, mais aussi la petite. C’est ce biais qui a été choisi pour réaliser « Ce que racontent les rues d’Hazebrouck ».


Les noms de rues ont cette particularité que les grands événements et les personnages illustres y côtoient les réalités bien pratiques de la vie quotidienne. Les noms les plus anciens ont souvent une origine liée à la nature ou à la géographie : nos aïeux avaient besoin de points de repère simples. Pour Hazebrouck, cela a donné, entre autres, la rue du Biest (ancienne seigneurie), la rue du Milieu, le lieu-dit des Cinq-Rues, la rue de l’Église ou encore la rue du Rivage, qui menait au port de la ville.


Les noms de personnes sont apparus dans les rues d’Hazebrouck en 1864. Cette année-là, la municipalité a choisi de perpétuer la mémoire de l’abbé Depoorter qui, par testament, venait de léguer une importante somme en faveur de l’éducation des jeunes filles de la ville. Cette façon d’honorer les défunts en gravant leur nom sur une plaque de rue s’est ensuite répandue. Beaucoup d’élus ont eu droit à cette reconnaissance (Georges Degroote, l’abbé Lemire, Joseph-Élie Plateel, etc.), ainsi que d’autres personnages que rien ne semblait prédestiner à la célébrité posthume. Qui aujourd’hui, connaîtrait encore Ferdinand Pihen, Benoît Rommel ou Marcel Porier si leur patronyme n’était, pour ainsi dire, passé dans le langage courant ?


On pourrait en dire autant des bâtiments disparus. La rue de la Glacière, celle de la Sous-Préfecture ou encore celle de la Laiterie évoquent chacune un pan d’une activité passée qui, sans cela, tomberait inéluctablement dans l’oubli.


Ce que racontent les rues d’Hazebrouck aborde cent dix noms locaux donnés aux rues, places, salles ou lieux-dits de la ville. Ont été exclues de ce travail toutes les dénominations possédant un tour trop vague ou sans lien avec la vie locale (allée des Capucines, rue Pasteur, place Salengro, etc.). On y lira en revanche pourquoi il existe une rue du Fer-à-Cheval et une rue du Pont-Belge ; on découvrira l’histoire mouvementée de l’orphelinat, de l’hôpital ou du bureau de poste ; on retrouvera l’auberge du Violon d’or et le café du Pigeon voyageur ; on croisera le député Auguste Damette, le musicien Stanislas Verroust, le cheminot Albert Verheyde et l’ancien membre du Comité flamand de France Albert Deveyer ; on revivra les grandes heures du chemin de fer et de la navigation à Hazebrouck ; on saura tout sur la chapelle Vandamme, sur la cité des Cheminots et sur le pont des Meuniers…


Ce livre destiné au simple curieux comme à l’amateur averti est le fruit de recherches menées en grande partie aux archives départementales et municipales. Les ressources de la bibliothèque du Comité flamand de France ont également été utilisées, tout comme les journaux locaux, les archives diocésaines à Lille, les archives historiques de la SNCF au Mans, les archives nationales du monde du travail à Roubaix ou encore les registres d’état civil de nombreuses communes françaises et belges. Enfin, des dizaines de personnes ont été sollicitées pour apporter des témoignages et des documents originaux. Ces rencontres ont également permis de rassembler une documentation iconographique comprenant plus de deux cents illustrations d’une grande variété.


220 pages, 21 x 27 cm, 24 €.


En vente à Hazebrouck (librairie-papeterie Kieken, place du Général-de-Gaulle ; Marais du livre, rue de l’Eglise ; Maison de la presse, rue piétonne), à Lille (librairie Tirloy, rue Esquermoise) et à Armentières (librairie Majuscule, place du Général-de-Gaulle).

Disponible également auprès de l’auteur. Possibilité d’envoi par courrier (frais de port : 6 €).


PUBLIÉ EN 2012


Ce que racontent

les rues d’Hazebrouck


La première édition de Ce que racontent les rues d’Hazebrouck, sortie en 2007, est épuisée. Plutôt que de procéder à une réimpression à l’identique, l’auteur a entièrement revu le livre et a apporté de nombreux compléments, essentiellement dans le domaine des illustrations. La nouvelle édition compte une trentaine de pages de plus que la précédente.

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